mardi 9 janvier 2018

La rose rebelle, de Linda Holeman



« Tu te souviendras de ce que je t’ai dit, Daryâ Jan ? Choisiras-tu de t’asseoir au pied de la lune ou partiras-tu d’ici pour trouver le lieu où tu trouveras la liberté ? »
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RESUME :


« Tu n’auras jamais d’enfants ! » Celle malédiction que lui a lancée sa belle-mère, aigrie et jalouse, drape d’un voile sombre l’avenir de Daryâ. Brutalisée et menacée de mort par un mari violent, la jeune femme n’a d’autres choix que de fuir dans les montagnes inhospitalières de l’Afghanistan. Alors qu’elle erre, seule et affamée, David, un mystérieux anglais, lui porte secours et la conduit en Inde pour tenter de commencer une nouvelle vie. Mais le sort, cruel et tenace, s’acharne et le chemin vers le bonheur sera encore long et semé d’embûches pour Daryâ l’indomptable.


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J’ai débuté l’année avec un gros pavé. Contrairement à ce qu’énonce Goodreads, c’est un livre de 800 pages. Mais qui se lit vite je dois dire. 


J’ai un avis mitigé, et je vais essayer de le développer histoire d’y voir plus clair. Je risque de dévoiler une partie de l’intrigue alors arrêtons-nous là si vous souhaitez le lire sans rien savoir !


Nous retrouvons notre protagoniste Daryâ, une Tadjik, en 1845 dans un village d’Afghanistan, une vie qui commence bien (ironie) car elle est, au début, la seule enfant et … eh bien une fille. 


Cette histoire est composée de trois parties et j’ai beaucoup aimé la première partie en Afghanistan jusqu’à son départ forcé pour les Indes. Et à partir de là, quelque chose me chiffonne. Certes c’est de la fiction mais dans un décor et une atmosphère tellement réelle qu’au bout d’un moment les événements m’ont paru quelque peu invraisemblables. Trop, dirons-nous. 


Donc, Daryâ reçoit une malédiction à laquelle tout le monde croit, son village et les villages alentours. Elle devient par conséquent une paria, une « moins que rien » et ne valant plus rien et faisant peur, elle ne peut plus se marier. Son père lui trouve donc un prétendant chez les nomades pachtounes, une autre tribu qui n’est pas au courant de la dite malédiction. Elle y restera 4 ans à subir le courroux de son mari –clairement frustré- avant de s’échapper face à la dernière menace, d’être battu à mort pour le mensonge. 




Et c’est cette partie là qui me laisse un peu perplexe. Elle s’échappe dans la forêt, seule et sans rien. Au bout de plusieurs jours d’errance elle fait face à un groupe d’hommes, en voulant leur subtiliser de la nourriture elle se retrouve nez à nez avec un étranger –un blanc blond- qui lui dit juste de courir. Et là, cette jeune fille seule au milieu de nulle part qui ne connait rien d’autre que la vie dans un village et la vie nomade, va en courant voir un homme qu’elle ne connait d’Eve ni d’Adam pour lui demander de l’emmener. En 1845. A partir de là commence un périple qui la mènera de Jalalabad à Londres en passant par Bombay. 


Puis l’histoire reprend du sens lorsqu’un homme haut placé lui fait une proposition : l’emmener en Angleterre avec lui, lui disant qu’il lui offre une « liberté » contre récompense (ahem). Il lui faut une journée pour être dégoutée mais finalement accepter. S’ensuit alors une vie enfermée dans une maison à répondre aux envies douteuses de cet homme et à lui « faire plaisir » docilement – avec un peu d’aide « Vous reprendrez bien un peu de drogue dans votre thé ». On comprend donc qu’il a ramené un sujet exotique à exhiber à ses copains et pour répondre à ses exigences. 


La fin m’a fortement déçu. Après tout ce qu’elle a vécu, ce happy ending tombe comme un cheveu sur la soupe. Cet homme –David, le blond précédemment cité- qui l’a aidé de l’Afghanistan jusqu’à Bombay met un temps fou à faire quelque chose pour la sauver –alors qu’il sait. Et on peut dire qu’elle est sauvée par un vieil homme qu’elle connait depuis quelques jours. Tout au long de son périple elle est confrontée à la méprise des gens, aux peurs et aux méchancetés et d’un coup, boum tout va mieux. Ceci dit, si David l'avait sauvé avant, cela ne m'aurait pas paru vraisemblable non plus ... Je me demande si je ne m'attendais pas à ce qu'elle ne soit pas sauvée finalement.

 « Rares sont ceux qui se voient offrir la possibilité de choisir leur destin, me dit-il. Alors réfléchissez, réfléchissez très sérieusement à la vie que vous souhaitez mener. »


Ceci dit, ce livre soulève de nombreuses questions et incite à approfondir certains sujets. En effet, on découvre les mœurs et la vie en Afghanistan, les croyances et les modes de vies. Les Indes anglaises, et les différentes cultures. L’évolution des gens et leurs pensées. La naïveté conséquente de n’être jamais sorti de son village. La place de chacun dans une famille, dans une tribu ou un village. Mais également la place de la femme et ses devoirs, le pouvoir quasi tout puissant de l’homme ainsi que la place des métis à cette époque (dans notre cas, mi-anglais mi-afghan). 

Alors pour ça je dirais que c'était une bonne lecture, car ce sont des sujets qui me plaisent particulièrement et que j'aime découvrir. 

samedi 6 janvier 2018

Farewell 2017

" Age is just a number, not a state of mind or a reason for any type of particular behaviour"
Cecilia Ahern - Love, Rosie 
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 En 2017, j'ai lu 38 livres, 3 mangas et 4 bandes dessinées. 


Il est difficile de n'en choisir qu'une, cependant ma meilleure lecture de cette année écoulée a été Brooklyn Follies de Paul Auster. Un livre que j'ai adoré et qui restera dans ma mémoire pendant longtemps. 

J'ai également eu d'autres très bonnes lectures: Les passeurs de livres de Daraya, de Delphine Minoui; Charlotte, de David Foenkinos; Le monde des Faës, de Charline Rose ou encore Northern Lights, de Philip Pullman. 

J'ai malheureusement eu également quelques déceptions : L'Hayden, de Julie Muller Volb; Dentelle et Nécromancie, de Georgia Caldera ou encore Endgame, de James Frey. 

J'ai commencé 2018 par La Rose rebelle, de Linda Holeman et Northanger Abbey, de Jane Austen. 
Je ne fais pas de pile à lire car je sais que je ne l'a suivrai pas, je choisis mes lectures au fil de mes envies et cela varie selon la période.
Ceci dit, j'ai quelques objectifs, parmi ces derniers j'aimerais - enfin - lire (et finir) Anna Karénine en 2018.
 

Bonne année à toutes et à tous, here's to 2018.

dimanche 19 novembre 2017

Avis - Les vies de papiers, de Rabih Alameddine

"Dans un de ses essais, Marías suggère que son œuvre traite autant de ce qui ne s'est pas passé que de ce qui s'est passé. En d'autres termes, la plupart d'entre nous pensons que nous sommes ce que nous sommes en raison des décisions que nous avons prises, en raison des événements qui nous ont façonnés, des choix de ceux de notre entourage. Nous considérons rarement que nous sommes aussi façonnés par les décisions que nous n'avons pas prises, par les événements qui auraient pu avoir lieu mais n'ont pas eu lieu, ou par les choix que nous n'avons pas faits, d'ailleurs."




Aaliya vit à Beyrouth, seule, divorcée, sans enfants, et sans attaches.
Au début du roman, Aaliya se teint les cheveux en bleus par inadvertance, à la fin du roman elle a trouvé un autre sens à son quotidien. Au milieu, on l'a suit dans ses réflexions, comme un long monologue où elle se rappelle ses souvenirs et nous emmène dans son quotidien plus ou moins joyeux, plus ou moins douloureux. On y découvre également Ahmad et surtout Hannah.

Aaliya a travaillé dans une librairie, Aaliya traduit en arabe des traductions de livres qu'elle met en boite une fois terminés sans y jeter un regard de plus. 

La littérature tient la place la plus importante dans sa vie, le roman est bourré de références et de citations, suivi des avis de notre narratrice ou encore l'impact de ces références dans sa vie, ce qui m'a énormément plu. Comme dit très justement la quatrième de couverture: Une lettre d'amour à la littérature et son pouvoir de définir qui nous sommes.

Vers la fin du roman, un désastre va bouleverser la vie d'Aaliya, et risquer de tout détruire ... 

Ce livre m'a plu, cependant quelques petites choses m'ont dérangées, particulièrement la psychologie de la narratrice, elle est d'abord présentée comme une femme forte et à la page suivante elle "ne sert à rien". C'est un personnage complexe que j'ai eu du mal à suivre par moment.
La dernière phrase du roman m'a beaucoup frustrée mais ce n'est pas négatif, c'est une fin ouverte mais après tous les rebondissements dans ces réflexions, cette fin ... Ah !

vendredi 3 novembre 2017

October '17

Le mois d'octobre en mots 


J'ai lu Brooklyn Follies, de Paul Auster dont j'en ai dit quelques mots dans l'article précédent. Un livre que j'ai vraiment adoré. 

J'ai ensuite lu deux romances qui m'ont plutôt plu, ce qui m'arrive très rarement d'ailleurs.  
The Upside of Unrequited, de Becky Albertalli nous parle de jumelles Cassie et Molly qui avancent dans la vie et se rendent compte qu'elles s'éloignent quand entre en jeu les relations amoureuses et leur vision de la vie en général. Molly ne comprend pas comment Cassie peut être si à l'aise avec les filles alors que Molly a toutes les peines du monde à parler avec les garçons qui lui plaisent et n'a pas de petit ami. Et mazette, comme Molly et moi avions des réflexions et commentaires en commun, ce qui - je dois vous l'avouer - m'a permis de lire le livre très vite et de parfois le poser en me disant "j'aurais dit la même chose". 

Recipe for Love, de Katie Fforde. 
Ce livre m'a donné envie car il parlait de concours de cuisine et de cupcakes. Notre héroïne, Zoé, participe a un concours de cuisine en direct à la télé avec le rêve de fonder sa propre épicerie fine. Zoé est une bonne cuisinière mais c'était sans compter sur sa mesquine compagne de chambre et sur le beau Gideon... qui n'est autre qu'un des jurés de l'émission. Cette histoire était bien sur le plan du concours de cuisine et de l'histoire de fond, mais la romance était quand même un peu facile du beau juré à la réputation de briseur de cœur qui tombe amoureux de la jeune participante ... bon. 

Enfin, j'ai lu l'Hayden le secret d'Eli, de Julie Muller Volb. 
Je ne vais pas m'étendre dessus car je n'ai pas tellement accroché. On retrouve ici Mila qui à la mort de son père se retrouve à vivre avec sa sœur Elizabeth. Après une série d'incendies inexpliqués, arrive dans leur vie Jeremiah dont Mila tombe amoureuse. S'ensuit une série d’événements qui font que Mila se pose beaucoup de questions et comprend qu'on lui cache quelque chose mais personne ne veut rien lui dire. Arrive ensuite une inconnue, Salomé, blessée qu'Eli semble bien connaitre. Lorsqu'Eli annonce à Mila qu'elle doit s'en aller sans en dire plus, Mila décide de mener l'enquête et tombe sur un bien mystérieux saule rose qui semble séparé en deux ...
L'histoire de fond est plutôt bien, mais il y avait énormément de longueurs et l'écriture ne m'a pas emballé. 

mardi 17 octobre 2017

Avis - Brooklyn Follies, de Paul Auster

Aloha !


<< Avec Harry, une réaction simple ne suffisait jamais. Il fallait qu'une flamme anime ce que vous disiez, une effervescence démontrant que vous étiez autre chose qu'un simple lourdaud de plus sur les chemins de la vie. >>

Autant le dire tout de suite, je ne trouverai pas les bons mots pour vous donner envie de lire ce livre, cependant je ne peux que vous le conseiller. 

J'ai eu ce livre par hasard. Une amie a acheté un de ces livres mystérieux dont la seule description est une phrase écrite par votre libraire sur le papier d'emballage. La dite phrase était "En route vers l'hôtel Existence". Pour les fans, cela vous aura sûrement fait tilt, moi rien n'a sonné.
Je connais Paul Auster pour plusieurs raisons: de nom, parce-que mon père l'apprécie et parce-que j'avais étudié des extraits de The New York Trilogy au cours de mes études; mais je n'avais jamais entendu parler de ce livre là.  

J'ai lu le résumé sur la quatrième et je me suis lancée. Je ne lis pas souvent mes livres dès que je les achètent, mais plutôt au gré de mes envies. 

C'est un livre d'histoires. Ce sont des histoires de vie(s). Des vies palpitantes. Des vies pleines d'actions, de tristesses, de joies, d'imprévus, de bonnes ou de mauvaises surprises, de changements, d'états d'âmes, de pulsions du cœur, de routines, de rencontres, de retrouvailles, de pertes, de littérature, de grandes idées et de destins. 


<< Et pourtant - qu'est-ce que la vie humaine peut avoir de plus mystérieux que ce pourtant ? >>  


 


samedi 26 août 2017

Avis - Le voyage d'Octavio, de Miguel Bonnefoy

Aloha !

J'ai ce livre depuis près d'un an, pour vous raconter un peu j'ai fait un stage au musée Marguerite Yourcenar l'année dernière qui se trouve à côté de la villa Yourcenar où des auteurs sont en résidence pour y travailler leurs projets.

Ces auteurs viennent visiter le musée lors de leur résidence et Miguel Bonnefoy était parmi eux. J'ai donc eu l'occasion de discuter avec lui, et plus tard j'ai fini par acheter un de ses livres mais je ne l'avais pas encore lu.

C'est maintenant chose faite. Et j'ai beaucoup aimé. 

<< Les tribulations épiques d'Octavio, un paysan analphabète vénézuélien qui va se réapproprier son passé et celui de son pays, grâce à Alberto Perezzo, un médecin de village, et surtout grâce à la belle Venezuela, qui va lui apprendre à écrire. Mais le destin voudra qu'il soit enrôlé par la bande de brigands "chevaleresques" du charismatique Guerrero, qui organisera un cambriolage précisément au domicile de sa bien-aimée Venezuela.... >>

Je n'ai finalement pas énormément à dire sur ce livre, il est court mais tellement bien écrit. Octavio est un personnage très attachant, très humain. On plonge rapidement dans cette histoire de vie ou on suit Octavio qui avance tant bien que mal vivant dans un bidonville et ne sachant ni lire ni écrire. La rencontre avec Venezuela est impromptue et symbolique, ce qui l'a rend très belle.

La vie d'Octavio n'est pas très joyeuse, il subit des situations et prend des décisions pas toujours des plus heureuses mais nécessaires. Cependant, malgré tout ça il ne se plaint pas et trouve toujours un intérêt dans chaque événement, et ça le renforce. 

Il marche beaucoup, fait des rencontres, aide les gens, ne demande rien et vit simplement. 

Il se transforme en légende. 


dimanche 23 juillet 2017

Tag PKJ de l'été


Aloha !


1)      Quelle a été votre première lecture de l'été ?

En attendant Bojangles, d'Olivier Bourdeaut

2) Citer un livre qui évoque un souvenir d'été.

4 filles et un jean, c'est la réponse évidente mais ce livre m’évoquera toujours l’été. On l’avait en vacances lors d'un voyage à 4 copines un été, on ne peut pas faire mieux en terme de souvenir d’été.
Je pourrais aussi citer Charlie et la chocolaterie, que j’avais emmené en colo pour lire aux enfants et ils avaient adoré.

3)      Citer un livre qui se passe en été. 

A Midsummer’s Night Dream de William Shakespeare
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4)      Citer un livre dont la couverture évoque l'été. 

Le Voyage d’Octavio de Miguel Bonnefoy, que je n’ai pas encore lu, mais j’ai rencontré l’auteur lorsque j'étais en stage dans un musée l'année dernière et il est très très sympa (et qu’on se le dise il est vraiment beau aussi hahah) !

5)      Citer un livre qui se passe dans un endroit où vous aimeriez passer des vacances.

Il y en a beaucoup, mais parmi les derniers livres lus je citerai Le cauchemar Edgar Poe, à New-York pour visiter le Dépôt d’objets Empruntables et faire un tour sur un tapis volant !

6) Citer deux livres que vous conseillez pour l'été.

Le chat qui venait du ciel, de Hiraide Takashi, qui donne envie d'aller au Japon.
ou n'importe quel livre de Sylvain Tesson, qui vous donnera envie de prendre votre baluchon et partir.


7) Avec quel personnage de roman aimeriez-vous partir en vacances? 

Il y en a beaucoup, mais étant en train de lire The Mortal instruments en ce moment, celui qui me vient à l’esprit de suite est Alec Lightwood, qui est devenu de loin un de mes personnages préférés de tous les temps.


Et vous ?